Dans le cadre de notre rubrique dédiée aux visages du staff, nous vous emmenons aujourd’hui à la rencontre d’Erwan Fontaynes.

De son parcours des Vosges à l’OM jusqu’à son arrivée au club, en passant par son rôle précis sur la charge d’entraînement, les données GPS et l’analyse de l’adversaire, Erwan raconte son quotidien au plus près du groupe.

Entre valeurs humaines, travail dans l’ombre et journées bien remplies, cette première interview de la rubrique vous plonge au cœur des coulisses du staff.

Voici son interview :

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Erwan Fontaynes, j’ai 30 ans et je suis originaire d’Épinal.

Je suis préparateur physique avec également un rôle d’adjoint au staff technique.

Quel est ton parcours sportif ?

J’ai joué au football de l’âge de 7 ans jusqu’à 21 ans, dans les Vosges, jusqu’au niveau Régional 2. J’ai arrêté de jouer vers 2017 pour me consacrer pleinement à mon travail.

Et ton parcours scolaire et universitaire ?

J’ai suivi un cursus classique au lycée, avec un Bac S.

Ensuite, je suis parti en fac de sport : une année à Épinal, puis deux ans à Nancy. J’ai réalisé ma première année de Master en entraînement sportif et en évaluation et optimisation de la performance à Rouen, puis mon Master 2 à Nice que j’ai complété par un Diplôme Universitaire de préparateur physique.

J’ai également obtenu mon Brevet de Moniteur de Football en 2021.

Pendant ce parcours, j’ai effectué des stages à Épinal en National et au centre de formation de l’Olympique de Marseille.

Que représente le football pour toi ?

C’est ce qui occupe la majorité de mon temps, presque toutes mes journées. Ce qui me plaît, ce sont surtout les valeurs humaines, le partage et les émotions que procure le football. Dans ce milieu, on vit vraiment beaucoup de choses au quotidien.

Quand et comment es-tu arrivé au club ?

Je suis arrivé l’année dernière avec le coach. Je travaillais déjà avec lui au centre de formation de l’OM, puis je l’ai suivi dans un club de la région marseillaise (EUGA Ardziv) et ensuite au Racing Besançon en N2. Quand l’opportunité s’est présentée, on est arrivé ensemble ici l’été dernier.

Quel est ton rôle au quotidien au sein du staff ?

Je suis d’abord préparateur physique. Je m’occupe de la charge d’entraînement collective, de l’exploitation des données GPS, des distances parcourues, du calibrage des séances et de tout ce qui touche au niveau athlétique et aux impacts physiques des exercices. J’ai aussi une partie de travail en tant qu’adjoint, notamment sur l’analyse de l’adversaire.

Peux-tu nous raconter une journée type ?

On arrive généralement tôt le matin, même si les journées ne se ressemblent pas toutes. On finalise les derniers détails de la séance préparée la veille. De mon côté, je calibre les échauffements, les dimensions des terrains en fonction du contenu prévu, j’installe le matériel et je gère les échauffements. Pendant la séance, je m’occupe de l’intensité des jeux, pour que tout le monde soit en mouvement et au bon niveau d’engagement. Je prends aussi en charge une partie de la musculation collective, en complément de Thomas (préparateur physique). L’après-midi est souvent consacrée à l’analyse des données, à la préparation de la séance du lendemain et à l’étude de l’adversaire.

Comment occupes-tu ton temps libre ?

Depuis que je suis arrivé au club, je profite de mon temps libre pour aller régulièrement au stade, que ce soit à Lyon ou à Saint-Étienne pour voir des matchs. En dehors de ça, j’essaie de passer du temps avec mes amis dès que j’en ai l’occasion. Je suis de près l’actualité sportive (Basket, Hand), même si le foot garde une place énorme, même en dehors du travail.

Quel regard portes-tu sur le groupe et sa façon de travailler ?

On a un groupe jeune et de qualité, avec de très bons garçons. C’est une équipe en phase d’apprentissage, qui doit continuer à ne pas lâcher malgré le contexte. On connaît quelques difficultés dans l’efficacité, mais avec la mentalité qu’ils ont, ce sont des aspects qui vont se corriger avec le temps. Ce sont des joueurs travailleurs, à qui on peut demander beaucoup de choses, et c’est vraiment un plaisir de travailler avec eux au quotidien.

As-tu une anecdote à partager depuis que tu es arrivé ?

Il y en a beaucoup, même si ce n’est pas toujours simple de tout se rappeler. Mais s’il y en a une à retenir, ce serait la causerie à Valenciennes l’année dernière. On gagne 2–1 ce jour-là et cette causerie a marqué pas mal de joueurs ainsi que le staff. Il faudra demander à Quentin Lacour, il sera plus apte à vous la raconter. (rires)

Merci à Erwan pour cette interview et son engagement au quotidien avec le groupe, qui reflètent les valeurs humaines et le travail de l’ombre qui font la force du FBBP01